Démesurer le monde
Nombreuses expressions imagées utilisant le mot nid sont passées de la littérature au langage commun : bâtir son nid, dans un nid douillet, un nid d’amour, un nid d’aigle, ceci uniquement pour citer des expressions qui rassemblent.
Il y a quelques temps, nous avons tous été contraints de rejoindre un nid.
Je me souviens avoir écrit à ce moment-là :
« Le monde est turbulent. Je fais de petites choses, de petits dessins, comme si trop bouger, trop s’agiter, allait participer au déclenchement du chaos. »
J’ai aggloméré des nids jusqu’à l’étouffement.
J’ai dessiné des nids à l’encre de chine jusqu’aux bords de la feuille. Des agglomérats de vies privés du vaste espace qu’est le monde.
Puis, de dessins en dessins mon besoin d’aborder des thèmes à la fois plus précis et universels s’est imposé :
« Le manque », « trous d’obus », « Elle savait tout déjà », « La chute », « Ce trop discret cheminement »
Le nid comme métaphore de nos vies aussi bien humaines qu’animales et soumis aux aléas d’évènements écologiques, politiques, économiques qui nous échappent.
Encre de chine sur papier, 50 x 70 cm
Work in progress depuis 2020
Ce trop discret cheminement
Encre de chine et gouache sur papier, 21 x 30 cm
2023 – 2024





















