De fil, on n’en a qu’un

De fil, on n’en a qu’un se déploie comme une mémoire suspendue.
Sur de grands draps retrouvés dans le grenier de la maison familiale, Fabienne Houzé-Ricard brode au fil rouge des vêtements disparus. Chemisiers, robes d’enfant, silhouettes absentes qui gardent l’empreinte des corps absents. Le fil rouge circule, relie, traverse. Il se fait fil de vie, de sang, de transmission.

À chaque vêtement s’associe une forme énigmatique, ni visage ni tête. Parfois un nid, parfois un cercle aux motifs abstraits. Ces figures évoquent la maison, l’abri, la famille, ce qui enveloppe et protège autant que ce qui marque.

Entre textile et souvenir, ces draps deviennent des surfaces sensibles où se tissent l’intime, l’enfance et le temps.

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