Feeling good somewhere

Patiemment, chaque jour j’ai tracé de fines lignes d’encre de chine, jusqu’à former une épaisse trame.
Une nature édénique et enveloppante comme en rêvent les voyageurs, les aventuriers, les nomades.
Ce feuillage accueillant, quand s’y lovent des nids, y volettent des oiseaux (une collection de chromolithographies) maintenu par des fils de couture noirs, devient hostile quand ces derniers se resserrent et emprisonnent.
C’est alors que des mots raisonnent : émigrés, immigrés, réfugiés.
A moins que ces espaces blancs ne soient dans l’attente d’un nouvel usage.

L’ensemble des dessins forme une boucle du noir au blanc, du blanc au noir, évoquant les déplacements incessants et propices à la survie de l’homme.

© Fabienne Houzé-Ricard – Tous droits réservés