Les effacés

Avec Les effacés (dessins à l’encre de chine et gouache ou grandes toiles), les oiseaux se morcellent, dans l’incertitude de leur existence ou de leur disparition, sans savoir s’ils affleurent à la surface ou s’ils s’y dissolvent, absorbés par leur support.

Tantôt troués au cœur de leur bréchet, tantôt scindés en deux moitiés – longitudinalement de la tête à la queue, ou transversalement en scindant les ailes –, ils semblent se confronter au vide qu’ils ont tant défié, à l’air qui les a portés, à leur vie même, qui ne tient plus qu’à un fil.

Thierry Clech.

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