Sans voler

Dans Sans voler, les morphologies renvoient au réel, tandis que la « tête perdue » (terme issu d’anciens registres de classification des êtres humains) évoque l’errance, l’incapacité, l’aliénation. Ce dernier sentiment est accentué par la précision du trait à l’encre, en particulier dans la représentation minutieuse des plumes, et par le contraste entre corps incolores et exaltation diaprée des têtes. Le principe sériel adopté par l’artiste renforce le propos, et l’ensemble peut aussi se lire comme une allégorie de la folie. Les 30 dessins juxtaposés composent un arc-en-ciel.



Thierry Clech.

© Fabienne Houzé-Ricard – Tous droits réservés